La lumière du matin, filtrée à travers les volets presque fermés, semblait indifférente à la tragédie silencieuse de la nuit précédente. Elle s'infiltrait doucement, adoucissant, à sa manière, la gravité des événements qui s'étaient déroulés, ignorant le drame intime de cette petite pièce.
Pourtant, Yuna, hantée par cette nuit tourmentée, s'arrêta un moment devant le miroir usé. La jeune femme qui la regardait semblait changée, altérée par la violence de l'événement, marquée à jamais. Elle semblait fragile, vulnérable, comme si elle portait chaque jour un fardeau invisible qu'elle devait supporter seule, dans le silence de son âme.